Collectif d’improvisation

Au Conservatoire Régional de Lyon, nous sommes une demi-douzaine de professeurs à faire travailler l’improvisation à des élèves avec des approches évidemment assez variées (l’improvisation, sous son nom générique, recouvre un bon nombre de concepts assez différents les uns des autres)

Après de timides échanges pendant une année, depuis 2012-2013 l’un d’entre nous a proposé que nous nous rencontrions régulièrement pour travailler ensemble. Le collectif d’improvisation « Si noir que bleu » du CRR de Lyon était né !!

Si noir que bleu Collectif d'ilmprovisation au CRR de Lyon

L’atelier qui a lieu une fois par semaine, à une heure et un jour fixés en début d’année, est ouvert à tous ceux qui désirent faire l’expérience de ce travail. Tous les instrumentistes, mais également les danseurs et chanteurs sont invités à rejoindre le groupe de façon régulière ou ponctuelle. Nous sommes parfois trois, parfois six ou sept…

Un petit noyau de musiciens commence à se voir très régulièrement (il y a beaucoup de pianistes pour le moment ce qui crée un genre bien particulier) et nous attendons avec impatience que les danseurs et chanteurs nous rejoignent !

Les improvisations sont à géométrie variable : Duo, trio, plus…. selon nos envies tout au long de notre heure de rencontre. Il s’agit plus d’un moment de plaisir de jeu plutôt que d’un travail. (Nous avons sans doute, tous, besoin de ce temps de respiration sans trop de contraintes !!)

Chaque semaine nous enregistrons tout ce que nous jouons.

Durant l’année 2013- 2014, 3 concerts au sein du Conservatoire sont prévus ! Ce qui est déjà une grande avancée ! Le fait que le Conservatoire mette ainsi à notre disposition une salle pour ce travail toutes les semaines et pour certaines soirées fait montre d’une certaine évolution sur ce sujet.

Nous apprenons doucement à nous connaître au niveau de l’improvisation, chacun arrivant d’horizons bien différents, et nous constatons avec curiosité l’évolution de ce travail…

Quelques enregistrements* de ce travail :

  1. Enregistrement de travail. Impro libre et sans consigne. Juin 2013 Véronique et Manuel : piano, Olivier : hautbois, Emmanuelle : violoncelle 4:10
  2. Enregistrement de travail. Impro libre et sans consigne. 17 octobre 2013 Emmanuelle au violoncelle, Jean au piano arrangé ; Yves au piano ; Olivier au Hautbois 4:47
  3. Enregistrement de travail. Impro libre et sans consigne. 6 juin 2013 Manuel au piano, Léo au saxophone, Emmanuelle au violoncelle 11:17
  4. Enregistrement de travail. Impro libre et sans consigne. Mai 2013 Véronique piano et Emmanuelle Violoncelle 2:21
  5. Impro 16 oct. 2014 violon, violoncelle, contrebasse 9:13

 

Avertissements par rapport au matériel vidéo et audio

Ces enregistrements, reflets, sans aucune exception, de créations spontanées et éphémères qui ont eu lieu pendant la dernière soirée de différents stages de ces dernières années, correspondent à des improvisations « libres » et ne sont donc pas des morceaux reposant sur un système de grilles ou de consignes posées à l’avance entre les protagonistes. Ce ne sont bien évidemment pas des « produits finis » mais seulement des témoignages de ce qui peut surgir de ces moments de partage. Nous ne savons pas, au moment où nous commencerons à jouer, ce qui va être produit et où vont nous conduire nos premières notes. Nous ne savons d’ailleurs pas quelles vont être ces premières notes…Rien n’a été décidé à l’avance. Nous allons nous centrer, écouter et dérouler notre fil en nous appuyant les uns sur les autres pour créer une œuvre éphémère, certes, mais (et ceci est notre but) sensée.
Etant donné cette (énorme !!) difficulté, chaque prestation contient un certain nombre d’imperfections, inhérentes au danger de ce travail « sans filet » et qui correspondent à des temps de recherche, « d’erreurs » de compréhension de l’autre etc.
D’autre part cette musique, crée dans l’instant, perd une partie de son sens dans les enregistrements : le lien avec le public ne se ressent évidemment pas, or, il est capital dans ce genre de pratique : le public est partie prenante, beaucoup plus actif que dans un concert normal, et ceux qui sont sur la scène en profitent et sont aidé par cette attention particulière.
Enfin, ces enregistrements témoignent de QUELQUES façons de jouer parmi tant d’autres : chaque musicien apporte sa propre couleur musicale et le résultat des échanges est bien sûr toujours différent.